Les 10 meilleures déductions pour travailleurs autonomes au Canada

Vous êtes travailleur autonome au Canada ? Entre jongler avec vos clients, gérer vos projets et courir après les échéances, il y a une chose que vous ne devriez pas laisser passer : les déductions fiscales. Ces avantages, souvent sous-utilisés, peuvent réduire votre facture d’impôt et vous laisser plus d’argent pour réinvestir dans votre activité ou simplement profiter de votre dur labeur. Que vous soyez graphiste, consultant, chauffeur ou rédacteur, cette liste des 10 meilleures déductions est conçue pour vous. Chez ServiTax, notre mission est de rendre la fiscalité accessible et avantageuse pour les indépendants comme vous. Prêt à découvrir comment économiser ? C’est parti !

1. Frais de bureau à domicile

De quoi s’agit-il ? Si vous travaillez de chez vous, une portion de vos frais de logement peut être déduite : loyer, intérêts hypothécaires, taxes municipales, électricité, chauffage, internet, et même l’entretien. Cela reflète l’usage de votre espace pour générer des revenus.
Qui peut en profiter ? L’espace doit être votre principal lieu de travail ou utilisé exclusivement pour vos activités professionnelles plus de 50 % du temps. Par exemple, un coin de votre salon utilisé occasionnellement ne compte pas, mais une pièce dédiée oui.
Exemple concret Imaginons que votre bureau occupe 10 % de votre maison de 150 mètres carrés. Si votre loyer mensuel est de 1 500 $, vous pouvez déduire 150 $ par mois, soit 1 800 $ par an. Ajoutez 10 % de vos factures d’électricité (disons 50 $ sur 500 $ annuels), et vous grimpez à 1 850 $.
Astuce bonus Prenez une photo de votre espace de travail et conservez toutes vos factures dans un dossier bien organisé. L’Agence du revenu du Canada (ARC) pourrait demander des preuves en cas de vérification, et être prêt vous évitera des soucis.

2. Frais de véhicule

De quoi s’agit-il ? Si vous utilisez votre voiture pour des rendez-vous clients, des livraisons ou tout autre déplacement professionnel, vous pouvez déduire une partie des frais : essence, huile, pneus, réparations, assurance, immatriculation, et même intérêts sur un prêt auto.
Qui peut en profiter ? Vous devez calculer la proportion d’usage professionnel par rapport à l’usage personnel et tenir un journal de bord précis des kilomètres parcourus pour le travail.
Exemple concret Supposons que vous parcourez 20 000 km par an, dont 12 000 km pour le travail (60 %). Si vos frais totaux (essence, entretien, assurance) s’élèvent à 5 000 $, vous déduisez 60 %, soit 3 000 $.
Astuce bonus Simplifiez votre vie avec une application comme MileIQ ou TripLog pour enregistrer vos trajets automatiquement. Un journal papier fonctionne aussi, mais notez la date, le lieu et le but de chaque déplacement.

3. Fournitures de bureau

De quoi s’agit-il ? Tout ce que vous achetez pour travailler — stylos, papier, cahiers, cartouches d’imprimante, ruban adhésif, classeurs — est déductible à 100 % tant que c’est lié à votre activité.
Qui peut en profiter ? Pas de restriction majeure ici : il suffit que les fournitures servent à votre travail. Attention, les gros équipements (comme un ordinateur) tombent sous une autre catégorie (voir #4).
Exemple concret Vous dépensez 150 $ en cartouches d’encre et 50 $ en papeterie sur l’année ? Cela fait 200 $ de déductible, sans complication.
Astuce bonus Gardez absolument tous vos reçus, même pour un café acheté en route si vous le justifiez comme une dépense de réunion. Scannez-les dans une appli comme Evernote pour ne rien perdre.

4. Équipement et amortissement (DPA)

De quoi s’agit-il ? Les achats d’équipement coûteux — ordinateur, téléphone, caméra, bureau, chaise ergonomique — ne sont pas déduits en une fois, mais via la déduction pour amortissement (DPA). Vous étalez le coût sur plusieurs années selon un taux fixé par l’ARC.
Qui peut en profiter ? Tout travailleur autonome utilisant cet équipement pour générer des revenus.
Exemple concret Vous achetez un ordinateur à 1 200 $. Avec un taux DPA de 30 % pour les ordinateurs, vous déduisez 360 $ la première année, puis une portion du reste les années suivantes.
Astuce bonus Consultez les catégories de DPA sur le site de l’ARC (ex. : classe 10 pour les véhicules, classe 50 pour les ordinateurs). Si vous achetez en milieu d’année, la première déduction est réduite de moitié — planifiez vos gros achats !

5. Frais de repas et de représentation

De quoi s’agit-il ? Les repas pris avec des clients, partenaires ou fournisseurs lors de discussions professionnelles sont déductibles à 50 %. Cela inclut restaurants, cafés ou même commandes à emporter.
Qui peut en profiter ? La dépense doit être directement liée à votre activité (pas un dîner entre amis !).
Exemple concret Un déjeuner avec un client coûte 80 $. Vous déduisez 50 %, soit 40 $. Si vous faites ça 10 fois par an, c’est 400 $ d’économies fiscales.
Astuce bonus Écrivez au dos du reçu le nom de la personne rencontrée et l’objectif (ex. : « Discussion projet avec Marie, 15 février »). Ça prouve le lien professionnel si l’ARC pose des questions.

6. Cotisations professionnelles

De quoi s’agit-il ? Les frais pour adhérer à une association professionnelle, un ordre ou un réseau lié à votre métier (ex. : Association des traducteurs, Chambre de commerce) sont entièrement déductibles.
Qui peut en profiter ? L’adhésion doit être pertinente à votre domaine d’activité.
Exemple concret Une cotisation annuelle de 300 $ à une association de graphistes ? Vous déduisez les 300 $ sans problème.
Astuce bonus Vérifiez les petits caractères : si une partie de la cotisation couvre des avantages personnels (comme des rabais sur des loisirs), cette portion n’est pas déductible. Demandez un reçu détaillé.

7. Formation et perfectionnement

De quoi s’agit-il ? Les frais pour des cours, ateliers, conférences ou certifications qui améliorent vos compétences actuelles sont déductibles : frais d’inscription, matériel, et même déplacements si l’événement est hors site.
Qui peut en profiter ? La formation doit renforcer votre activité existante, pas financer une reconversion totale (ex. : un cours de yoga pour un comptable ne passe pas).
Exemple concret Un atelier en ligne sur le marketing numérique à 500 $, plus 100 $ de livres recommandés, donne 600 $ de déductible.
Astuce bonus Si vous voyagez pour une conférence, ajoutez hôtel et transport (proportionnellement à l’usage pro). Gardez programmes et reçus comme preuves.

8. Téléphone et internet

De quoi s’agit-il ? Une partie de vos factures de cellulaire et d’internet est déductible si vous les utilisez pour travailler — appels clients, courriels, recherches, etc.
Qui peut en profiter ? Vous devez estimer la proportion d’usage professionnel et la justifier raisonnablement.
Exemple concret Votre forfait internet coûte 80 $ par mois et vous l’utilisez à 70 % pour le travail. Déduisez 56 $ par mois, soit 672 $ par an. Même logique pour un cellulaire à 50 $/mois : 35 $/mois, soit 420 $/an. Total : 1 092 $.
Astuce bonus Soyez conservateur dans votre estimation (évitez 100 %) et notez quelques exemples d’usage pro (ex. : appels Zoom) pour appuyer votre calcul.

9. Publicité et marketing

De quoi s’agit-il ? Tout ce que vous dépensez pour promouvoir votre entreprise — cartes de visite, site web, publicités Facebook, Google Ads, flyers — est déductible à 100 %.
Qui peut en profiter ? Toute dépense visant à attirer des clients ou renforcer votre visibilité.
Exemple concret Vous investissez 400 $ en publicités Instagram et 100 $ pour un hébergement web annuel ? C’est 500 $ de déductible.
Astuce bonus Les outils numériques (ex. : Canva Pro, Mailchimp) sont aussi déductibles. Gardez vos factures et captures d’écran des campagnes pour preuve.

10. Assurance

De quoi s’agit-il ? Les primes d’assurance liées à votre activité — responsabilité civile, erreurs et omissions, ou assurance bureau — sont entièrement déductibles.
Qui peut en profiter ? L’assurance doit protéger votre travail autonome, pas votre vie personnelle (ex. : assurance-vie ne compte pas).
Exemple concret Une police de responsabilité à 600 $ par an est déductible en totalité. Si vous ajoutez une assurance équipement à 200 $, c’est 800 $ au total.
Astuce bonus Comparez les offres pour une couverture adaptée à votre métier (ex. : photographes vs consultants). Une bonne police peut aussi vous sauver en cas de pépin !

Conclusion : Prenez ce qui vous revient !

Ces 10 déductions ne sont que la pointe de l’iceberg pour les travailleurs autonomes malins. En les appliquant correctement, vous pourriez économiser des centaines, voire des milliers de dollars sur vos impôts. Mais soyons honnêtes : jongler avec les règles de l’ARC peut être intimidant. C’est là qu’on entre en jeu. Consulter notre questionnaire gratuit des déductions pour travailleurs autonomes pour ne rien oublier, ou contactez nous pour une déclaration impeccable et sans stress. Vous méritez de profiter pleinement de votre travail — laissez-nous simplifier le reste

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